I know who I am

Matthew Mc Conaughey

Rust- True Detective

Parfois, j’ai l’impression de devenir aigrie, amère. Je me dis que je finirai seule avec Honey et mes chats en vieille dingue qui fait chier tout le quartier et qui gueule sur tout le monde.
Ça fait peur. Ça me fait peur aussi.
La vacuité de la plupart des gens m’insupporte vraiment de façon épidermique et au moment de l’écrire, cela peut paraître aussi tellement prétentieux mais quoi ? C’est ma vérité, c’est ce que je ressens en tout cas alors tant pis pour ceux qui se méprendront.
Je me sens sale de toute cette bêtise environnante et de cette médiocrité ambiante, écœurée de voir la crétinerie érigée en modèle et récompensée partout, saturée de toute cette masse ignare et visqueuse entraînant dans son sillage la violence, la méchanceté, l’intolérance, la haine, effrayée que les enfants et adolescents d’aujourd’hui puissent n’avoir comme rêve que d’être célèbres en passant à une émission de télé-réalité.
Je ne supporte plus ces discussions stériles et interminables autour de sujets sans la moindre importance.
Je n’accepte plus ces gens qui se croient obligés de combler les silences par des propos inutiles et creux.
Je ne m’accommode plus de toutes ces « politesses » aussi vaines et hypocrites que futiles.
J’ai perdu sur le chemin du deuil ma patience et a priori ma tolérance pour le vide, les choses vides, les paroles vides, les gens vides. Dommage collatéral d’un berceau vide.

A force aussi d’avoir été cernée par une bêtise sans nom et sans limites depuis les « débats » sur le mariage gay, je ne peux simplement plus endurer la débilité. Peux plus !
La haine générée par l’ignorance m’effraie de plus en plus d’autant que le phénomène semble s’amplifier sans cesse. Une véritable pandémie.
J’ai peur de me réveiller un jour dans Idiocracy, un de mes films culte, seule au monde ou presque mais entourée de demeurés, bêtes et méchants. La première fois que j’ai regardé ce film en 2006, cela restait encore une œuvre de fiction, 8 ans après seulement ! la similitude avec notre monde bêtifié et abject est devenue sans équivoque. Effroyable et menaçante.
Je me sens extraterrestre, anormale, inadaptée à ce monde, cette culture, ce siècle. (?)
Les gens peuvent me considérer au premier abord arrogante, distante, insolente ou même désinvolte. Tant pis, j’assume, je ne pourrais de toutes façons pas me cacher ou faire semblant. Je me sens à part, comme toujours, comme depuis tout le temps. L’intelligence reste toujours suspecte apparemment.
A part mais pas isolée, quel bonheur, quelle détente de croiser le chemin cristallin de misanthropes, d’asociaux ou de dyssociaux qui comprennent tout en une phrase, qui apprennent immédiatement et qui saisissent en un sourire le comique d’une situation ubuesque ou l’humour d’un sarcasme.
C’est rassurant et reposant même si on est toujours moins nombreux que les autres.
Ça ne m’empêche pas de faire parfois l’andouille, proférer des bêtises et me moquer bêtement, y compris de moi-même mais comme le dit Woody Allen, Quand on est intelligent, il est plus facile de faire l’ imbécile que l’ inverse.

I know who I am. And after all these years, there’s a victory in that
Rust- True Detective– HBO

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