One more time

Et voilà, c’est reparti.
Levées à l’aube, périf sud, autoroute du Nord, Lille et Gent.
Toujours ces voyages aux sentiments doux-amers. L’impression de recommencer encore et
toujours pour que le rêve s’évanouisse au final. Pendant ce temps, tout le monde ramène son bébé à la maison ou tente d’en faire un deuxième pendant qu’on en est encore à en vouloir
seulement un vivant.
Pourquoi la vie est si dure pour certains et si facile pour d’autres ? Selon quels critères ?
Pour quels buts ? « Pourquoi chez moi le rêve est évincé par une réalité glacée ? Pourquoi ne suis-je pas née sous la même étoile ? »

Heureusement Gent est autant distrayant que rassurant. Les gens ont l’air plus sereins qu’à
Paris, la vie semble plus douce et l’éclectisme artistique de la ville lui confère ce charme si
particulier et addictif.
L’hôpital est devenu un endroit familier où l’on a nos repères, notre routine. L’équipe médicale nous connaît bien maintenant et montre encore un peu plus de gentillesse à notre égard.
J’aime bien l’atmosphère de cet hôpital, il y a toujours quelque chose d’intéressant exposé aux murs des longs couloirs. Cela peut-être les dessins d’enfants hospitalisés ou bien des photos décalées des différentes équipes médicales ou comme cette fois, des tableaux. Ça rend le
chemin moins long et plus intéressant. Tout comme la ville elle-même rend la route plus rapide
et plus séduisante.
Une multitude de petits détails inédits nous sautent sans arrêt aux yeux, au détour d’une ruelle, en vitrine ou en haut d’un immeuble. Ces petites curiosités me donnent toujours le sourire et la créativité des gens me rassure.
Ce sentiment mélangé du relax, weird et cool me plaît dans cette ville et je sais qu’un jour c’est là que j’y laisserai moi aussi mon empreinte graffique éphémère pour ma petite étoile filante.
Je considérerais sérieusement à y emménager si elle n’était pas située tant au nord avec ce
climat tellement froid de ces longs mois d’hiver. La première fois que nous y étions allées, c’était en février, tous les canaux étaient gelés et il faisait -12 !
Je redoute déjà tant cet hiver parisien où je vais traîner ma peine comme le soleil peinera à
percer.
Tant de monde souhaite si fort que notre petit soleil ait au moins une petite sœur ou un petit frère que je me laisse à espérer qu’avec toutes ces ondes positives et volontés combinées, le vent sera assez fort pour chasser ces nuages noirs et laisser place à d’autres soleils, qui eux
resteront.

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3 réflexions au sujet de « One more time »

  1. fOL

    Aujourd’hui, le vent souffle fort et les feuilles tombent. Un renouveau se prépare pour vous, je vous le souhaite du plus profond de mon cœur.
    Nos petits devaient grandir ensemble et je pense très, très souvent au petit soleil avec qui il aurait dû partager cubes et nounours.
    Vous me manquez. J’espère que la vie va vous sourire, tout bientôt et pour de bon.
    Tender thoughts…

    Répondre
  2. Marie

    Bonne chance les filles , ont croise vraiment pour vous , pour que la roue tourne et pour qu’un joli cadeau vienne mettre un peu de soleil dans votre vie . Bisous

    Répondre

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