Fresh lilaced moorland fields – 1/2

Depuis le début et toujours encore aujourd’hui, la maison est pour nous notre refuge,
notre cocon, un lieu où l’on ne craint rien. Pendant les trois premiers mois, mes rares sorties se limitaient au supermarché deux rues plus loin et je filais vite rentrer à la maison reprendre mon souffle.
Comme de l’apnée en plein air.
Beaucoup de personnes nous conseillaient de sortir, de prendre l’air sans comprendre que le dehors était pour nous un champs de mines peuplé de zombies à la Walking Dead.
Pas très engageant en somme.
Alors quand on a eu l’opportunité de partir en voyage pour nous changer les idées et se ressourcer, on était très hésitantes dans un premier temps.
Puis on a réfléchi, beaucoup discuté, argumenté et on s’est finalement dit pourquoi pas ?
En parcourant des destinations possibles, l’Angleterre est soudain apparue comme une évidence.
Honey avait un besoin énorme de retrouver la chaleur de la compagnie de ses meilleurs amis de fac. Étant expatriée à Paris, sa famille et ses amis sont éparpillés à des milliers de kilomètres et c’est évident que cela ne fait que rendre plus difficile une épreuve déjà insoutenable.
Alors l’idée de passer du temps avec son couple d’amis très chers en Angleterre a immédiatement illuminé son visage et rien que pour ça, il fallait y aller.
On ne se sentait pas capable de gérer la foule d’un avion ou d’un Eurostar alors je me suis rappelée de mes voyages scolaires à Londres où un car nous conduisait de Paris à Dieppe ou Calais d’où l’on prenait le ferry. Une autre époque, quand le Royaume-Uni était encore une véritable île.
Nous rendre à Brighton à la old school nous a pris une journée entière mais c’était cool.
12h de voyage de Saint-Lazare à Brighton en passant par Rouen, Dieppe et Newhaven dont 4h de navigation en ferry comme il y a 30 ans.
Le temps de contempler les prés de Normandie, les falaises de Dieppe, la Manche au coucher du soleil et la campagne de l’East Sussex. 12h à écouter de la musique, à regarder les gens, à prendre le temps, un vrai luxe, un pur bonheur.
Dès que j’ai débarqué à Newhaven, j’ai retrouvé cette atmosphère anglaise si typique et que je ne saurais expliquer. L’Angleterre est toujours moi tellement empreinte des Smiths et j’imagine aussi de mes souvenirs d’adolescente english-friendly et de tous ces voyages à Londres.
Cela faisait 4 ans que je n’étais pas allée en Angleterre et j’étais très contente d’y revenir.
J’aime les anglais. Je les trouve fascinants. J’adore les observer, les entendre, les voir bouger.
Ils ont ce je-ne-sais-quoi qui combine mélancolie, élégance surannée, trash, folie et auto-dérision que je trouve si désarmant et si charmant. Et puis les anglais pour moi, c’est Bowie, Queen, Absolutely Fabulous, le peintre Turner, Monthy Python, Tolkien, Billy Elliot…and so many more. Tellement de références et d’influences culturelles.
Quand je suis arrivée à Brighton, il faisait nuit, il pleuvait et il gelait. C’est ça aussi l’Angleterre.
J’ai regretté de n’avoir pas pris de bonnet.

Publicités

Une réflexion au sujet de « Fresh lilaced moorland fields – 1/2 »

  1. Ping : Fresh lilaced moorland fields – 2/2 | Un Jour, Mon Fils

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s